On croit connaître l'histoire. Jackson débarque en Corée, devient trainee, GOT7, solo, TEAM WANG, Louis Vuitton, et hop, un jour il pose le pied en Europe pour la première fois entre deux Fashion Weeks. Sauf que non. Pas du tout, en fait. Jackson connaissait déjà nos routes, nos hôtels un peu tristes et nos gymnases mal chauffés bien avant de savoir qu'il deviendrait chanteur. Parce qu'avant tout ça, il y avait une lame, un masque, et une carrière sportive qui aurait pu l'emmener droit aux Jeux olympiques.

Le fait qu'on oublie toujours

Jackson n'a pas juste "touché" à l'escrime façon loisir du mercredi après-midi. Il représentait Hong Kong. Au sabre. À un niveau international. Sa famille, d'ailleurs, ne fait pas les choses à moitié : son père, Wang Ruiji, était dans l'équipe nationale chinoise d'escrime et médaillé d'or aux Jeux asiatiques ; sa mère, Zhou Ping, était gymnaste. Autant dire que chez les Wang, on ne discute pas de sport de haut niveau à table, on le vit.

Jackson commence le sabre vers dix ans. En 2010, à seulement 16 ans, il représente Hong Kong aux tout premiers Jeux olympiques de la jeunesse, à Singapour — 11e en individuel, 8e par équipes mixtes. L'année suivante, il décroche le titre au sabre aux Championnats d'Asie juniors et cadets. C'est, encore aujourd'hui, considéré comme le sommet de sa carrière sportive. Et la Fédération internationale d'escrime elle-même le comptait parmi les grands espoirs de Hong Kong.

Bref. Ce n'était pas un hobby. C'était une trajectoire.

Budapest, l'Europe avant l'Europe

Voilà où ça devient intéressant pour nous, fanbase européenne autoproclamée : Jackson a vécu en Europe. Vraiment vécu, pas juste transité entre deux vols.

En décembre 2023, une fan lui demande sur X s'il compte revenir à Budapest. Sa réponse : il aimerait y retourner, il y a vécu un moment, "back in fencing time". Puis en juillet 2025, dans l'interview Autocomplete de WIRED, il précise : il avait 14 ou 15 ans, il était à Budapest pour l'escrime. Un ado qui enchaîne entraînements, compétitions internationales et allers-retours à Hong Kong pour ne pas rater ses examens. On est loin du lycéen lambda.

Et Budapest n'était qu'une étape. Toujours dans cette interview WIRED, il évoque un second séjour, en Sicile cette fois, sept à huit mois avant de rentrer à Hong Kong passer ses examens. (Copenhague et l'Irlande reviennent aussi dans certaines biographies, mais faute de source primaire avec dates précises, on ne les affirme pas ici — chez EuroJackys, on vérifie avant d'écrire, toujours.)

Donc oui : bien avant de venir en Europe en superstar internationale, Jackson y était déjà venu. Avec un masque, une lame, et un tout autre rêve en tête.

Londres 2012, la route qu'il n'a pas prise

En 2010, quand JYP Entertainment le repère, Jackson est en pleine ascension sportive. La suite logique ? Les Jeux olympiques de Londres 2012. Pas encore qualifié, mais clairement sur cette trajectoire.

Il choisit de tout lâcher. Après son titre asiatique junior de 2011, il quitte Hong Kong pour devenir trainee en Corée du Sud — sans aucune garantie, dans un milieu qu'il ne connaît pas, en abandonnant un sport où il excellait déjà. Le genre de pari qu'on ne raconte qu'après coup, quand ça a marché.

Le sabre n'a jamais vraiment disparu

Ce qui est beau dans cette histoire, c'est qu'elle ne s'arrête pas en 2011. Jackson parle souvent de l'escrime comme d'une école de vie — la discipline, la pression, se relever après une défaite. Des réflexes qu'on retrouve clairement dans sa façon de bosser aujourd'hui, que ce soit la musique ou TEAM WANG.

Et en juillet 2026, la boucle s'est refermée officiellement : Jackson a été nommé premier ambassadeur mondial de la Fédération internationale d'escrime, avec pour mission de faire connaître le sport à de nouveaux publics sur la route de Los Angeles 2028.

Avant la musique. Avant GOT7. Avant TEAM WANG. Il y avait le sabre. Et nous, fans européens, on peut se targuer d'un truc que peu de fandoms peuvent dire : le continent qu'on représente faisait déjà partie de son histoire, bien avant qu'on existe.

Sources et liens utiles